La Prévoyance, c'est surtout une affaire de spécialistes

 

Votre prévoyance, en complément de la CARMF, vous permet de garantir un certain niveau de vie en cas d'empêchement à exercer, consécutif à une pathologie ou un accident.

Votre contrat doit couvrir, en priorité, votre capacité à exercer les actes de votre spécialité et donc à garantir vos revenus.
Toute la difficulté est donc d'appréhender votre pratique à la fois dans son ensemble mais aussi dans ses moindres détails afin de pouvoir être indemnisé au plus près de la réalité d'une perte de capacité à exercer, et de ses conséquences financières.

 

Dans cette optique, une expertise sera toujours plus avantageuse pour déterminer précisément les conséquences d'un accident ou d'une pathologie sur l'exercice de votre spécialité. Mais qui pour mener cette expertise ?

 

Les assureurs ont l'habitude de rémunérer des médecins formés à l'évaluation du dommage corporel pour fixer le taux d'invalidité et décider de votre niveau d'indemnisation. Ils sont donc compétents pour déterminer la perte fonctionnelle consécutive à une pathologie ou un accident. Mais le seront-ils en ce qui concerne l'appréhension des aspects purement professionnels ? Sont-ils les plus à même de juger la perte de capacité à exercer vos gestes quotidiens, dans l'exercice de votre spécialité ?

 

Chaque spécialité a ses gestes particuliers et ses spécificités. Des praticiens de spécialités différentes ont accepté de nous éclairer sur des pathologies particulièrement handicapantes dans leur exercice quotidien.

 

 

Dr ARSICOT Matthieu, Chirurgien Vasculaire hospitalier, Lyon

« La cataracte radio induite est bien connue des services de chirurgie vasculaire et endovasculaire. La prévention de cette maladie professionnelle -non reconnue comme telle- passe par le port de lunettes de protection et la diminution du temps de rayonnement. L'agence nationale de sûreté nucléaire a diminué récemment les valeurs seuil de tolérance au dosimètre passif cristallin.
Pour un chirurgien vasculaire, les répercussions d'une cataracte radio-induite sont importantes, que ce soit à la phase initiale par une diminution de l'acuité visuelle ou en post-opératoire de chirurgie réfractive qui rend difficile la visibilité sous les lumières de bloc opératoire. »

 

 

Dr GARCIA Grégory, Urologue libéral, Martigues

« Un des gestes chirurgicaux le plus souvent réalisé par les urologues est la résection endoscopique de prostate. Peu importe la technique, à l'anse électrique ou au laser, une résection nécessite l'utilisation des deux mains et de certaines articulations spécifiques. Un résecteur endoscopique est constitué d'une poignée et d'une gâchette. Son utilisation sollicite donc la pince "pouce-index" mais aussi et tout particulièrement la première articulation inter-phalangienne de l'index droit (pour les droitiers). Ce geste est assez spécifique et diffère de l'utilisation d'autres instruments dans d'autres spécialités ou l'articulation la plus sollicitée est la métacarpo-phalangienne de l'index de la main "forte".
Cette spécificité de l'urologue prend toute son importance en cas d'atteinte arthrosique ou de plaie de la main touchant les fléchisseurs de l'index. La conservation de la pince "pouce -index" en cas de traumatisme ou d'autre pathologie n'est donc pas une condition suffisante pour exercer pleinement une activité de chirurgie urologique. La connaissance de cette spécificité par l'assureur permettra de proposer une indemnité adaptée à la réalité du préjudice. »

 

 

Dr DELTELL Julien, Anesthésiste-réanimateur libéral, Muret

« La laryngoscopie est un des gestes les plus communs en anesthésie. Pour la pratiquer j'ai besoin de ma main gauche, tout en étant droitier. Un simple accident avec fracture du poignet peut donc m'éloigner du bloc opératoire plusieurs semaines. Plus grave, une perte de force prolongée voire définitive du poignet gauche, due par exemple à une compression du nerf cubital m'empêchera d'exercer. Cela affecterait mes capacités d'intubation mais aussi de pose de voie veineuse et d'installation des patients. Dans ces conditions, difficile d'imaginer poursuivre mon activité...»

 

 

Dr AMIEL Christophe, Chirurgien gynécologique libéral, Aix-en-Provence

« Premier exemple :


• Tendinite du coude ou du bras, d'origine traumatique ou bien liée à l'âge.
• Conséquences fonctionnelles : douleur à la mobilisation simple du membre, exacerbée si le patient force pour prendre du poids ou maintenir le membre en préhension ou sur un geste de précision où l'ensemble du membre doit rester fixe pour laisser la main agir.
• Conséquences professionnelles : difficulté voire impossibilité d'effectuer une cœlioscopie opératoire qui nécessite des gestes de précision en gardant le membre supérieur en hauteur comme de faire des points ou disséquer ; alors que si le chirurgien opère en laparotomie, il est possible de poser l'avant-bras sur le champ opératoire pour soulager la douleur.


Deuxième exemple :


• Fracture ou entorse grave de la cheville ou du genou.
• Conséquences fonctionnelles : empêche la position debout prolongée, induisant l'appui sur le membre inférieur non atteint.
• Conséquences professionnelles : impossibilité de rester longtemps en appui sur un seul membre inférieur, d'où impossibilité d'opérer en position debout. Seule la chirurgie du sein ou la chirurgie vaginale sont possibles.


Enfin, les mêmes conséquences peuvent être appliquées à un lumbago qui ne peut permettre de rester debout :


J'ai fait un jour une césarienne en étant complètement tordu par un lumbago ; j'étais obligé de la faire car nous n'étions que 2 obstétriciens à nous relayer cette semaine-là. Heureusement que la patiente n'a pas fait d'hémorragie de la délivrance ! J'avais toute ma tête mais pas la mobilité suffisante, et la douleur fatigue beaucoup. Si jamais ce lumbago s'était transformé en lombalgie chronique invalidante...»

 

 

Dr BARLA Manuela, Chirurgien orthopédique libérale, Rouen

« J'utilise des marteaux pour impacter les prothèses et ce geste peut très rapidement devenir compliqué si l'on subit une perte fonctionnelle de l'épaule, du coude ou du poignet. Un syndrome du canal carpien m'empêcherait de serrer et de frapper correctement avec le marteau, au mieux, cela m'obligerait à adopter une position vicieuse. De la même manière, une fracture de l'extrémité proximale de l'humérus, avec raideur résiduelle serait très problématique. Si ça impacterait moins ma vie de tous les jours, je ne serais plus en mesure d'opérer car je n'aurais plus l'amplitude nécessaire au niveau de l'épaule.»

 


Ces exemples illustrent bien que d'une spécialité à une autre les problématiques peuvent être très différentes et qu'il faut un œil averti pour comprendre les réelles conséquences d'une pathologie ou d'un accident sur vos pratiques.
Qui de mieux qu'un confrère de la même spécialité pour traduire une invalidité fonctionnelle en perte de capacité à exercer votre spécialité ou sous-spécialité ?

 

C'est pour cette raison que couvert par l'intermédiaire de Branchet et avec l'aide d'ASSPRO prévoyance, en cas d'invalidité, vous serez toujours accompagné par un médecin-conseil de votre spécialité. Indépendant de l'assureur, il saura défendre vos intérêts et détailler les réelles conséquences d'une pathologie ou d'un accident.


On vous demande aujourd'hui d'être des hyperspécialistes : exigez en retour de votre contrat de prévoyance qu'il prenne en compte toutes les spécificités de votre exercice.

 

 

Matthieu Rondeau

Responsable du service Assurance de personnes

Branchet